Description
L’un des premiers indices du développement de la conscience métalinguistique chez les enfants est l’appréhension de la différence entre signifiant, soit le mot, et signifié, le concept auquel il renvoie. En effet, lorsqu’on demande, par exemple, à des enfants qui n’ont appris qu’une seule langue d’identifier le mot le plus long entre coccinelle et train, ils auront tendance à répondre ce dernier, en raison de ce que le mot représente (Armand, 2000). Ainsi plusieurs aspects de la langue conditionnent-ils la vision du monde des jeunes élèves, notamment le lexique, les
modes-temps verbaux et le genre des noms. Ce troisième élément est loin d’être anodin, puisque l’assignation correcte du genre d’un nom affectera l’accord de plusieurs mots receveurs qui sont en relation avec lui : le déterminant, l’adjectif et le participe passé. Par ailleurs, il est reconnu que l’assignation du genre nominal représente un défi particulier lorsque le nom commence par une voyelle ou un h muet (haleine, obligation, utopie, etc.), autant pour les locuteurs natifs, monolingues du français, que pour les apprenants du français langue seconde (Dewaele, 2015). Il convient donc de s’y arrêter en contexte éducatif.
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