Description
Dans un monde en constante transformation, développer les compétences nécessaires pour résoudre des problèmes complexes, interpréter et évaluer des données probantes est plus que jamais essentiel. Au début des années 2000, en réponse à cette préoccupation, la discipline STIM est introduite aux États-Unis par la U.S. National Science Foundation. Équivalent du sigle STEM en anglais, les STIM regroupent les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques et offrent un terreau fertile pour stimuler la curiosité des élèves et les amener à développer leur pensée critique. Ce n’est toutefois qu’en 2006 que nait l’acronyme STIAM sous l’impulsion notamment de Sandy Buczynski, chercheuse à l’Université de Santiago, qui y ajoute la dimension artistique. Pour elle, l’art n’est pas qu’esthétique, il est intégré dans l’enseignement pour favoriser la créativité, la communication et la pensée interdisciplinaire.
Pour l’enseignant qui souhaite élaborer un projet STIAM, il est impératif de cerner une problématique susceptible d’être résolue par l’établissement de liens de complémentarité entre les différentes disciplines scolaires. Dans un article précédent (Gagnier, 2022), nous relations une situation d’apprentissage dans laquelle nos élèves fabriquaient des ponts après avoir participé à la lecture interactive d’une œuvre qui présentait comment ces structures sont conçues. Pour en faire un projet STIAM, nous avons demandé aux élèves de partir d’une carte topographique afin d’estimer les dimensions du pont, nous les avons également invités à incorporer des suites logiques pour concevoir la texture de l’assemblage. De plus, ils se sont inspirés du travail créatif de l’architecte espagnol Santiago Calatrava pour créer une œuvre organique et ancrée dans les besoins de leurs usagers. Ainsi, nos élèves ont dû recourir aux mathématiques, à l’ingénierie et à l’art pour fabriquer leurs ponts. Mais mener un projet interdisciplinaire exige bien plus que d’exploiter des savoirs issus de différentes disciplines. La finalité d’un tel projet doit s’appuyer sur une compréhension enrichie du sujet après avoir observé une problématique à travers différents spectres. L’utilisation d’albums et la visite du site internet de l’architecte se sont révélées des étapes importantes.
Nous avons voulu répéter l’exercice avec un autre architecte espagnol : Antoni Gaudí. Pour souligner le centenaire de sa mort et l’érection de la plus haute tour de la Sagrada Família en 2026 (quelque 143 ans après le début des travaux?!), nous avons présenté cet incontournable du génie créatif à nos élèves. C’est d’abord à travers un album jeunesse que nos élèves de troisième année ont découvert le grand maitre.





















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