Description
Dans notre dernière chronique (Le Pollen, no 47), nous avons suggéré quatre principes pour l’enseignement de la grammaire à travers des romans jeunesse et nous avons illustré chacun de ces principes en utilisant un roman de la série de l’auteure franco-ontarienne Mireille Messier. Dans la présente chronique, nous nous pencherons sur un autre sous-ensemble de la littérature jeunesse, soit les albums sans texte. Bien entendu, la caractéristique principale de ces œuvres est de ne pas présenter de phrases complètes que l’on pourrait observer comme dans les activités que nous proposons habituellement. Cependant, «?l’absence de texte n’implique pas l’absence de discours […]. Les albums sans texte appellent une mise en mots des images proposées?» (Van Der Linden, 2006, p. 49). Ainsi, pour enseigner la grammaire à partir de ces œuvres, l’enseignant·e sera invité·e à utiliser plutôt le matériau linguistique que proposent les élèves en en parlant ou en en racontant l’histoire, c’est-à-dire en mettant en mots les images. Cette mobilisation du discours de l’élève représente un avantage considérable : les unités linguistiques seront forcément de niveau approprié puisque les activités de prise de conscience, d’observation guidée et de réutilisation de notions grammaticales sont construites à partir de leurs propres connaissances de la langue. Dans le cadre de cette chronique, nous discuterons d’abord des différents types d’albums sans texte, puis nous illustrerons certains principes pour leur utilisation raisonnée comme soutien à l’enseignement de la grammaire, à partir d’un exemple de livre.






















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